Le Musée de l’Aviation a réussi sa mutation

Saint-Victoret, 26 février 2016.

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Le programme de l’année 2015 s’annonçait des plus chargés. Travaux d’agrandissement, réorganisation des pièces exposées, aménagement de la salle des maquettes et de l’espace de réception, arrivée d’un nouvel avion, rénovation de l’Alouette III, actions d’information… Et un préalable était posé dès le début : tout devait se faire sans fermeture du musée qui devait poursuivre l’accueil du public, comme si de rien n’était, avec le sourire et dans la bonne humeur de surcroît. L’indicateur de réussite était bien sûr le nombre de visiteurs.

Dans son rapport moral, Patrick Dupuy l’a annoncé avec une pointe de fierté qu’il n’avait aucune raison de dissimuler « Malgré ces conditions délicates, le Musée a reçu cette année 6000 visiteurs, soit autant que l’année dernière. Et nous devons cette performance au travail, au sérieux et à l’efficacité des bénévoles ». Devenu fer de lance de l’attractivité touristique de la commune, l’institution locale est accompagnée avec détermination par la mairie, qui s’implique dans l’acquisition des pièces, le financement du bâtiment et par le biais d’une subvention de 12000 €. Mais sans l’association « Un Canadair a Saint-Victoret » et la rigueur de ses bénévoles, dont beaucoup ont été des professionnels de l’aéronautique, le projet aurait subi l’érosion du temps. Claude Piccirillo a insisté pour le rappeler : «  Grâce à l’implication de tous, nous avons eu 11 années sans essoufflement. Nous sommes partis avec l’inconscience des pionniers, mais rien n’a été facile ». Et le Maire de rappeler l’itinéraire improbable de cette initiative, partie d’une épave et devenu un mausolée plein de vie. Avec le temps, les difficultés rencontrées alors paraissent aujourd’hui comme des péripéties, mais elles avaient à cette époque des allures dantesques

Le bâtiment a grandi cette année de 316 m² pour s’étendre aujourd’hui sur 2211 m². La place gagnée a permis d’aérer l’espace et de recevoir un TUCANO brésilien, avion réputé indémontable, mais qui a été démonté quand même pour être rénové. Même traitement pour l’Alouette III, à nouveau rutilante sur son perchoir du mémorial Jean Boulet. Les oiseaux l’adorent.

Au musée, tout a l’air prêt à décoller demain. Chaque pièce est entretenue et documentée avec précision, et il s’agit d’être polyvalent. On passe en effet de la mécanique à la couture pour habiller la galerie de mannequins de costumes authentiques. Un ascenseur mène ensuite à un étage réservé à une collection de maquettes unique en son genre. Dotées enfin d’un espace à sa mesure, les 4586 pièces semblent renaitre à la lumière du jour. Eclairage naturel parfait, vitrines homogènes, classement chronologique, étiquetage normalisé, c’est un musée à l’intérieur du Musée, toujours en évolution, mais sans que le visiteur s’en aperçoive. Pour l’année à venir, la participation aux Journées du Patrimoine sera reconduite (600 visiteurs en 2015 sur 2 jours). La Nuit des Musées sera l’occasion de remixer la pinacothèque aéronautique en discothèque, avec un spectacle de sons et de lumières. Des actions conjointes seront menées avec le Musée de l’Artisanat tout proche. Avec un budget à l’équilibre, les rapports moraux et financiers ont été votés à l’unanimité.

Bon à savoir, il ne vous coûterait que 10 € pour devenir membre de l’association et ainsi la soutenir dans son action.